Préparé en deux ans, le diplôme des métiers d’art n'est aujourd'hui plus proposé comme formation au lycée Jean-Pierre Vernant. Il a été remplacé par le DNMADe.

Sur la base du constat objectif que les métiers de la création réinventent constamment leur périmètre, le choix a été fait lors de la création du DNMADe de rassembler au sein d’un même diplôme Design et Métiers d’arts, les deux entités se déclinant en parcours différenciés, mais avec une porosité méthodologique. Le DNMADe Matériaux hérite de la même volonté que le DMA de confronter les pratiques artisanales de la céramique et du textile avec le potentiel des outils et des technologies numériques. C'est pourquoi nous conservons comme un héritage l'ensemble des projets de diplômes des Métiers d’Art du Lycée Jean-Pierre Vernant sous la forme d'une présentation synthétique.

Jardiner dans les petits espaces

Jardiner dans les petits espaces, c’est bien mais ça n’est pas toujours simple. Les balcon sont rapidement surchargés, les pots en appartements deviennent vite encombrants, et ne parlons pas des rebords de fenêtre... Le projet ici a été de proposer des structure afin de jardiner dans ces petits espaces de nos logis citadins. Étant donné que l’encombrement, le poids, les volumes... des objets étaient les problèmes majeurs à résoudre, les recherches se sont naturellement orientées tout d’abord, vers l’origami, l’art du pliage ou du froissage organisé, qui permets de réaliser des structures pliables et dépliables à souhait. 

Jardin et textile

Recherches de plasticité

Très vite, le projet a pris une tournure plastique organique. Le jardin qu’il soit citadin ou campagnard, est un lieu du vivant. Insectes, végétaux, minéraux, humains et animaux s’y cotoient, s’y rencontrent et y vivent. C’est ainsi que le traitement de surface s’est porté vers des matiérages allant parfois jusqu’à des choses magmatiques. Il a donc vite été question de réaliser des structures alliant céramique et textile afin de proposer des objets à la fois souples et légers, mais aussi structurés et évoquant des matériaux familiers aux utilisateurs.

Les formes de révolutions sont à la fois inspirées des pots traditionnels en terracotta, mais aussi de l’univers architectural urbain que l’on trouve dans nos villes. Les pièces de céramiques sont réalisées au tour de potier afin d’avoir des formes révolues.
La terre utilisées est un grès chamotté noir ou blanc, car la chamotte que contiennent ces grès permettent d’évoquer les aspects bruts recherchés précédemment.

Les textiles sélectionnés sont des lins enduits, et ce pour leurs qualités mécaniques (grande résistance, enduits donc protégés de l’humidité) et pour leur aspect brut. Afin de maintenir les pots dépliés, il fallait aussi penser à des liens pour les suspendre. Or, afin de régler la hauteur de ses liens, il a été nécessaire de créer de petites pièces permettant ces réglages. Inspirés des boucle de réglages que l’on peut trouver sur divers textiles, ils ont été réalisés à la proptotypeuse rapide afin d’obtenir une quantité de pièces suffisante et identiques rapidement. Pour les pots non suspendus, il a été questions d’imaginer des embouts de tuteurs permettant d’attacher les liens. Ces greffes sont directement réalisées à partir d’estampages dans des moules de pommeaux d’arrosoir et autres lances d’arrosages, puis détournés afin de créer divers embouts permettant d’accueillir graines, plants, boutures...

Jardin et textile

Jardin et textile

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