LLes extraits de parcours présentés ci-dessous sont le fruit du travail exclusif des étudiants de la formation. Ils présentent des choix personnels, des hypothèses émanent des différentes expériences menées durant le cycle d’étude de cette promotion.

Ce parcours MATÉRIAUX consiste à détourner, déplacer, ré-interpréter et associer les procédés de fabrication en les questionnant et les croisant. Cette approche oriente la formation dans une réflexion sur l’articulation des spécificités des techniques artisanales au vu de l’utilisation des outils numériques, et, dans la recherche permettant les échanges et les enrichissements réciproques des techniques entre elles.

Les artifices du corps

I Corps en (dé)tresse I

Le corps nu est sans défense, en détresse face à l’adversité de la nature, pour y remédier nous le recouvrons d’artifices divers et adaptés à nos besoins. L’artifice est une pratique naturelle, culturelle et ancestrale.

La tresse est un artifice très ancien, le plus utilisé dans l’art de la coiffure dans l’histoire. C’est une technique qui consiste à l’entrecroisement de mèches, brins ou fibres. Elle est utilisée depuis l’ère du Paléolithique, représentée sur la statuette de la “Vénus de Willendorf” ou encore celle de “La Dame de Brassempouy” elle fait partie de l’histoire de l’humanité. C’est un procédé technique et culturel qu’on retrouve tout au long de l’histoire sous la forme de coiffure, de bijou, de vêtement ou encore de mobilier et de décoration

Capture décran 2021 06 04 à 17.17.55         Dame de BrassempouyLa tresse possède toutes les caractéristiques de l’artifice : universelle et personnelle, elle tisse les histoires du monde. Pour la culture africaine, la tresse représente un héritage culturel. Elle est une distinction sociale, mais aussi un moyen de communiquer. Dans un autre registre, la tresse en Europe est une coiffure de jeune fille, mais est aussi utilisée comme ornementation, elle représente une époque et un rang social.

Le projet “Corps en (dé)tresse” se positionne avant tout sur la technique du tressage. C’est donc à travers une gamme de déclinaison que le panel des possibilités de la tresse est dépeint. Séparés en trois grandes pistes de recherche utilisant chacune une technique précise ; 

la tresse, qui questionne sa propre structure en déclinant les types de matières, les échelles et le nombre de brins. 

la surface qui traite la tresse comme un moyen de d’entrecroisement (filet) et aussi comme moyen de recouvrir et d’orner une surface existante (passementerie,). 

le volume quand la tresse prend forme dans l’espace (construction textile, moulage, modélisation 3D). 

Ces étapes de recherche ont  révélé deux directions de créations ; la création de coiffes s’inspirant du vocabulaire de forme de la culture Zoulou et Peul et la création de parures qui emprunte les motifs d’ornement de l’époque victorienne.


Le projet questionne ainsi la tresse appliquée au corps, non pas uniquement comme une coiffure, mais comme une matière à part entière. Le croisement du tressage et des techniques textiles à l’image des mèches qui s’entrelacent, permet la mise en volume de la tresse. Il s’agit d’un nouveau type d’accessoires, afin d’accompagner et de modifier la silhouette du corps. Ce réinvestissement de l’art de la tresse offre des possibilités de déclinaisons presque infinies. Rencontre entre deux univers, l’échange des techniques, des process et des outils de la coiffure et de la création textile afin que coiffure et textile tressent de nouveaux liens pour innover ensemble.

 

Capture décran 2021 05 03 à 08.59.59

J.D. Okhai Ojeikere, Hairstyle, 1963-1975, Nigeria.

 

Instagram : @corps_en_détresse
https://www.instagram.com/corps_en_detresse/?hl=fr

I Décor(s) à ré-inventer I

Comment faire intervenir la structure dans le décor ?

Production de papier marbré de manière empirique, à l’aide de plateau, d’eau, d’huile, de pigments et de peinture.

marbrure 01marbrure 02

 

Le point de départ créatif rentrant en résonance avec le décor. Numérisation et vectorisation des marbrure, afin de sélectioner un élément et le traiter comme un motif. 

motif 01

motif 00

Expérimentation : 

Mise en volume du motif par des moyens structurant comme outils. 

 

strate00         

Créer du volume par l'accumulation, jouer avec les zones d'ombres pour donner de la profondeur.

bloc00 Une masse statique, tout un bloc est déposé sur la table en bois vernis. En le regardant de plus près il s’agit d’un empilement de feuille blanche d’un papier léger, mais qui conserve une certaine main. Ces six feuilles se chevauchent, elles ont été comme déposées les unes après les autres, mais séparés de bandes de carton sur les côtés. Dans ces morceaux carrés de papier on est venu ajourer des formes qui créent comme un dessin, comme une marque. Sur chaque feuille le dessin semble se rapetisser à vue d’oeil et c’est en regardant de haut que l’on découvre ce même dessin en volume. Cette stratification qui alterne carré de papier et bande de carton crée une profondeur et par la même occasion des ombres qui s’agitent, quand on vient jouer avec la lumière qui passe à travers le bloc. Cette construction nous donne l’impression de tomber dans une grotte, dans laquelle on s’enfonce à mesure que les secondes s’écoule. Avec ses parois irrégulières et ses formes organiques, un décor est planté entre cavité et troue nous voilà emporté.

 

Confrontation :

travail en binome confrontation des deux motif, pour les penser en volume.

mon motif  flechemotif eden

évolution de motif

 Évolution de motif, créer du mouvement visuel. 

 

Le dispositif :

Le dépliant, investir l'espace créer du lien entre les motif.

final

  IMG 1491


I Patterns & Form I

De la maquette 3D papier à la modélisation numérique

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 robe miyake

 

 

 

 

 

 

 

 

Ailleurs

Instagram
Youtube
Twitter
Google +
Github

A propos

Responsables de la rédaction : Camille Vallas, Cécile Chevance et Olivier Laveau. Webmaster : O.L.

Hébergement : SAS OVH - http://www.ovh.com